L'Orient
Lorient,
Son nom,
Fête 360 années de pierres et de frégates
La ville, en ses rêves, remontait le vent
Vers les épices et les soies, les indiennes
Que la traversée finirait par alourdir en cales d'infortune
Finirait par enfoncer au néant des hauts fonds
Vers les embarcadères chargés
D'hommes et de femmes
Enchainés
Toujours
D'en haut
Les découvertes, les observatoires
Espéraient la richesse, beauté légère, étourdie de parfums.
Ne s'y trouvait que la fortune rance des cales souillées
La tour reste figée sur l'empreinte d'un monde oublié
Disons : qu'elle voudrait oublier ?
Elle dure, elle tient, dans l'arrogance du destin, trop ancien disait-on
Peut-être toujours là, qu'en savons-nous ?
Les enfants jouent dans le jardin
La terre est calme sous les frondaisons
Ils jouent à se faire peur
D'un corps suspendu
Qui n'a jamais pu s'envoler
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