la douleur des nerfs remonte jusqu'aux cimes des arbres charnus qui explosent en plein ciel les racines à l'envers sous le rectangle des fenêtres l'éclosion des possibles se fane malgré nous et coule à tue, à toit dans les yeux collés de nos attentes une heure passe et déclame la rouille de ses joues empourprées le vent se grippe, ses sursauts d'engrenage chuintent au creux du silence le jour est là ouvrant le passage d'un midi bleuté mais que ferons nous du lendemain sans pluie de roses sans l'odeur des nuages que ferons nous du départ éperdu que ferons nous de nous ?
Voilà donc tous ces bons apôtres qui, une fois encore, utilisent les médias nationaux et internationaux pour faire leur maléfique propagande ... quelle autre religion que la catholique romaine, en effet, même parmi celles supposées les plus rétrogrades (ce qui est d'ailleurs synonyme) dispose d'une telle tribune pour déverser ses sidérantes et dangereuses âneries ? Il nous importerait peu par ailleurs qu'un pape (et celui qui l'a précédé ne valait pas mieux sous ses dehors prétendument charismatiques, peut être même plus dangereux encore), ou que n'importe quel évêque utilisassent pour leurs discours...
Puisque nous sommes dans le moment du printemps des poètes, cette livraison de nuit, qui fait fleurir les mots et la force tendre de l'absence, en plus des fantômes et des incertitudes,A écrite par mon ami Radjoul « Lettres d’ani sara aux enfants du Togo » n’est pas un guide du routard. Si il invite à la découverte, au voyage, il ne recommande pas les meilleurs auberges ou bistrots aux potentiels touristes projetant de découvrir le Togo. « Lettres d’ani sara aux enfants du Togo » est la compilation des notes du tableau de bord d’une exploratrice (Dom) dont le regard transcende les paysages, domine...
En hommage à toutes les femmes de courage qui tiennent entre leurs mains, la vie, l'avenir, la nourriture, l'éducation et, pour tout dire, l'essentiel de ce qui est nécessaire, et qui sont si peu honorées, si peu respectées, si peu tenues au rang où elles le méritent Une image d'une petite amie de Kara sud, pour qu'elle, et toutes les sœurs d'Afrique, vivent dans la paix et la reconnaissance des hommes qu'il est vital aujourd'hui d'éduquer à cette vérité là : cette reconnaissance d'égalité passe nécessairement par l'éducation des garçons si l'on veut l'émancipation des filles "Combien d’hommes...
Aujourd'hui, dans la pensée de nos sœurs africaines, j'ai envie de donner ici à connaitre à ceux qui ne les connaissent pas, les mots que Thomas Sankara (président du Burkina Faso) prononçait à l’ONU le 4 octobre 1984 « Permettez, vous qui m’écoutez, que je le dise : je ne parle pas seulement au nom de mon Burkina Faso tant aimé mais également au nom de tous ceux qui ont mal quelque part. Je parle au nom de ces millions d’êtres qui sont dans les ghettos parce qu’ils ont la peau noire, ou qu’ils sont de cultures différentes et qui bénéficient d’un statut à peine supérieur à celui d’un animal. Je...