chemin faisant il se découvre vidé de substance et de rêves toujours marchant sans trêve au détour des taillis surgi d'un bref enchantement elle m'a dit je ne suis pas celle que vous croyez Parc de sculptures de Kerguehennec (56) et Lanrelas(22)
Qui retient cet équilibre dans l'ombre fragile du manque ? Dire que ce gouffre accompagne la langue et s'y déchire à belles dents / m'en trouver bien ** Il n'y a rien qui vaille il n'y a rien qui m'aille / ce monde cerné qu'en ferons-nous ? Bien au-delà de l'écriture quand le cosmos dicte sa loi ** Ce matin l'oiseau explique tout ouvrant à l'aube grise cette matière du songe que le vent dominait ** Chercher la vie entre les failles et puis plus rien / sinon le ventre de la pluie/ Au point du jour le matin replie en forme de boutonnière son chemin de nuit ** On dit que la mort ressemble à toutes...
elle se nomme évidemment au singulier dans ce qu'elle a de distance face au prosaïque quotidien elle se nomme et s'effiloche dans un haillon de minutes égarées, ici et là et encore ailleurs, mais jamais où on l'attendait si l'on ne prend pas de vacance en hiver, ou de vacance chez soi, ce n'est pas seulement pour la brièveté des jours ou l'impossible rêverie de l'intérieur, mais c'est aussi à cause de cette incapacité qu'on éprouve alors d'entrer en errance au hasard de moments dont on ne fera rien, au bout du compte dont on ne comptera même pas les furtifs passages les jours sont longs, sont ils...