toujours les mots s'échappent on veut les retrouver, parfois les attacher, cherchant un lien qui saurait refleurir l'arbre s'est arrêté, j'ai cru l'entendre dire : prends moi oui, c'est sûr, il voulait glisser à mon oreille une petite histoire que j'aurais bien cherché, il me l'a dit, les branches sont tenaces, ne lâchent rien, elles me pensent facile à berner, alors j'attends ! un nuage est passé, ou c'était peut-être une nuit, une vie, un silence, que je n'ai pas compris l'arbre se tait maintenant l'image ? que dira-t-elle que je ne sache déjà ? alors, bonsoir, tu peux rester couché, bien heureuse...
A la base, il s'agit de destruction, de guerre, de violence, d'anéantissement. D'où vient que la beauté surgisse d'un oiseau blanc qui plane sur des ruines ? Du béton effrité en couleurs de jeunesse qui n'a pas peur du vide ? D'où vient que l'on sache si peu de nous-mêmes qu'il faille toujours recommencer ? La base est un volcan de laves souterraines qu'il faut éterniser, pour être sûrs de ce qui nous attend. Demain ? Ou peut-être jamais... Si nous savons y regarder à deux fois. A cent fois. Jusqu'à l'éternité de rien.
Lorient, ancienne base des sous marins allemands, désormais espace libre et...