Une maison près d'une rivière, ou d'un fleuve, ainsi l'avais-je souvent rêvée, imaginée. Il faudrait marcher un peu, descendre la pente raide, franchir la passerelle, et puis saisir les variations du temps, du ciel et des saisons, sans rien perdre à l'infini. Remonter, redescendre le fleuve, sans sombrer, sans disparaitre. Poser son sac et attendre. Ou pas. L'ancienne maison C'est une maison, comme tant d'autres maisons où l'on vécut où l'on passa, légèrement parfois la maison d'une autre qui abrita des désirs des secrets des volontés puis elle changea puis elle disparaitra les maisons ça fait...
Ou : comment changer sa tête (et le reste) d'espace et de lieu ... La nuit qui n'existe pas S'accroche à la feuille Pour ne pas mourir ** Temps froid, gel sur l'étang.. Les jours rallongent, le chaleur renaitra, le temps espère. Attentifs à ce qui vient Soyons présents. ** Le pas des nuages Dans l'attente des lumières Aura-t-il assez de temps ? ** Le fleuve à l'origine Trace le sillon d'attente Qui ouvre mon futur ** Toute couleur a déserté Le transport brutal des eaux pleines. Attendre, encore un peu plus loin ? ** Du clair-obscur où la couleur n'a plus d'espace Quelle forme émergera de l'entre-deux...
J'ai sorti du contexte des phrases tirées de carnets, réels ou virtuels, notées depuis un an, et voilà cette année transitoire, où rien n'était bien droit. Au bois du Porzou... se méfier du rocher qui dort. * Tant qu'on se souvient d'eux, ils ne disparaissent pas, ceux qui nous ont appris à vivre... * Il est réconfortant de constater que, parfois, la vertu peut survivre à l'exercice du pouvoir * On attend le feu d'artifice, et la Révolution. C'est bien le 14 juillet, non ? * Sorcières de tous les pays, unissez-vous ! * Sans l'oppression des ouvriers obscurs, il n'y aurait eu ni chefs d'œuvre, ni...
Beaucoup des articles publiés sur ce blog depuis presque 20 ans ont parlé de voyage, de départ, de retour, d'ailleurs. Comment nommer l'interruption de mes publications durant un an, due à un changement de perspectives imminent qui donnait envie d'être ailleurs, précisément, et de ne pas le dire, mais de le faire. Puis cette timide reprise, après un déménagement, et un emménagement, et quelques brèves histoires de 2025, si ce n'est que continuer à vivre est en soi une aventure, et que le silence fut sans doute nécessaire à celle qui s'y obligeait. Une sorte de rupture, de parenthèse, comme elles...