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NADA Mémoire vive de mes voyages, poèmes, œuvres, idées. Partages de hasard pour un art engagé.

Ma vie d'artiste (12)

dominique dieterlé
Ma vie d'artiste (12)
Ma vie d'artiste (12)

Ce fut déjà le titre d'une expo réalisée en 2016 : Assembler. Assemblages. Coller et réunir. Loin de l'idée de l'hétérogénéité, travailler à l'unité. Un jour, qui sait, à l'absolu de l'unité, retrouvée en un seul temps, en un seul lieu. Totalité de l'art de la vie, de la production juste avant le big bang. Un petit big bang comme un pétard mouillé, dont on a été le passeur. Quand même. Un seul moment où ça va coller, celui peut être du dernier souffle, ou de la dernière œuvre (on appelle ça une œuvre, mais oui, sans honte, ce qu'on fabrique, n'est ce pas ...). Construire d'abord par accumulation,...

Novembre 2015 ... un souvenir, et un hommage

dominique dieterlé
Novembre 2015 ... un souvenir, et un hommage
Novembre 2015 ... un souvenir, et un hommage

Ça se passe au Togo, précisément dans la petite ville de Bafilo. Nous sommes groupés sous l'appatam* en compagnie du chef de village , et de son conseil. Nous, c'est à dire quelques amis Kotokolis de Kara, et trois blancs qui venons demander au chef l'autorisation d'accéder à la cascade d'eau potable qui se trouve à quelque distance. Un des jeunes, resté dans le taxi, surgit de façon impromptue au milieu de l'échange de salutations et de politesses qui préside à ce type de rencontre. Il vient de lire sur son smartphone (oui en Afrique, presque tout le monde a un téléphone connecté !) qu'un attentat...

La Meuse

dominique dieterlé
La Meuse
La Meuse

c'est le cœur : le marteau qui cogne, qui bouillonne c'est le buisson ardent : les tombes emportées par le ruisseau des feuilles et la brume violette des draps condamnés aux champs d'honneur car l'honneur s'est perdu et le tourbillon glisse en fourneaux refroidis, en ardoises, en voies de fer qu'on a déshabillées après c'est le silence le fleuve méandreux traverse le ventre pâle des vallées endormies où demeurent l'accointance du ciel avec le métal, la vérité de l'eau qui s'embrase sans le dire, le souvenir d'un oiseau noir, le grondement d'une cohorte de mots abandonnés et de voyelles orphelines...