Miz du
23
nov.
2011
Novembre s'enfonce avec ce peu de lumière volé aux étoiles l'ambre d'hiver révèle une griffe perplexe où le froid découpe la chair gracile des mirages, morsure du temps venu il y a trop d'ombres sur le ciel trop de dents fermant nos cris que pouvons nous dire alors de la nuit suspendue ? nos langues tremblent dans l'étreinte et les embrasements nous nous croyons en vie invaincus mais sans voix et pour combien de temps ? il en est des temps à venir comme des temps passés, ils se fluidifient en chiffres mous qui, un jour ou l'autre, perdront tout le sens ce sont parfois des dates qui, tout en sentant...