ah ! le camélia constellé de bouches roses chanson de printemps ** chaleur des journées au parfum d'herbes coupées l'été revenu ** novembre en bataille tant de feuilles qui s'éloignent de la branche noire ** un seul arbre nu effleuré par le vent gris fine cicatrice **
eaux fortes et aquatinte
Journal de voyage Équateur-Pérou 2019 Il y a quatre villes, piliers de ciel, qui habitent le nom de Quito La ville bariolée de couleurs imaginaires qu'on ne retrouve pas, même en fouillant chaque ruelle. Celle d'avant le voyage. Elle est déjà passée. la ville répandue, échappée, jeu de cubes au hasard des quebradas, des précipices, des ponts, des failles, des cassures, des escaliers, des ascensions, des coupoles. La ville qu'on nomme avec les pieds, le souffle et le présent. La ville noire surgie des couches telluriques, qui tremble sous les pavés, interroge et ne répond jamais. Qui se réveille...