géant disparu il y a 30 ans qui mérite toutes les majuscules moment sublime que celui où l'on peut recevoir les facettes du génie qui se glisse dans tous les champs de l'art, plastique, de l'imprimerie, de la matière et de l'infini poésie où baigne cette oeuvre simple et dérangeante. l'une en proportion de l'autre. émotion qui revient à la figure comme une gifle salutaire devant ces portraits de femme et d'oiseaux si intimement mélangés. verbe d'une couleur sans détours qui met la main sur l'essentiel, qui s'en barbouille, s'en joue et nous la jette avec un rire d'enfance retrouvée le monde est...
je faisais, il y a peu, l'éloge d'une insolence aussi nécessaire que combattive, dans un espace où nous ne saurions plier sans nous vendre, ou nous rendre les mots insolence et impertinence se trouvent donc souvent réunis dans une proche signification qui les assimilent à l'arrogance. Le caractère de ce qui est im-pertinent, donc non-pertinent échappe, pour moi à cette logique établie par les grands littérateurs pour les petits élèves de la classe populaire. est "non pertinent" ce qui n'est pas en cohérence avec son objet, en adéquation avec le sens, le moment, le contexte, ou, précisément la logique...
comme si les mots finissaient toujours par rattraper le réel on a beau les cacher sous l'emphase ou la torsion du sens, ou l'imprécision des vérités affleurant et tout particulièrement dans ce face à face télépathique avec le vide d'un écran - aussi plat qu'une idée morte - toujours avoir peur de trahir à la fois vouloir ne pas mentir et, dans le même temps, ne pas dévoiler toujours se garder de la simplicité qui nomme et dénoue les méandres mais plutôt sentir les mots comme un tricot, comme un tissage, qui recouvrent les quelques pauvres choses qui vous révèlent, croyez vous, en nue propriété...
Le post d'hier se termine par une sorte d'injonction colérique à aimer le bonheur. Un peu court, j'en ai conscience ! Qui que ce soit qui lise ces lignes (ah! le beau temps - dans les 50 dernières années au moins - où j'avais mes fidèles correspondants épistolaires ... écrire sur ce blog me donne l'impression de parler à quelqu'un, à quelques uns, évanouis depuis longtemps sans doute, qui acceptaient de recevoir mes proses égarées. Fin de la parenthèse), je veux lui dire qu'à mon sens il n'y a pas d'antagonisme à parler de la mort au chevet du bonheur. Ou le contraire. Pas question du bonheur niais...
En ce moment même, comme toujours - mais s'en apercevait-on de façon si incisive avec la belle insolence d'être jeune - des amis disparaissent. Je veux dire qu'ils meurent. Comme nous tous. Comme moi. Avec plus ou moins d'évidence Etre au seuil d'une disparition, pourtant, ne veut rien dire de particulier, puisque la mort seule est juste. Et pourtant fausse. N'est rien. Qu'une fin de vivre. Plus ou consentie, plus ou moins atroce, plus ou moins clémente. L'existence, seule, est vérité, quoiqu'on ne la perçoive qu'à travers un brouillard. C'est d'exister qui n'est pas juste au fond. Bien que nous...