pas de mots en réserve, des fragments de vision vite retournés au sommeil je prends mon crayon et trace des angles obtus ouverts sur des entrelacs de cervelle fais des phrases, des signes égarés, des images liquides le dessin d'un monde inutile qui excite parfois la mollesse des intentions pas fâchée d'être en dehors, à la limite indifférente pliée dans le moutonnement des nuages où dort la lune aux yeux de chat les feuilles s'entassent et je glisse dans l'odeur frissonnantes des morts bébé de réclame rose et doré son lange immaculé sous l'encre de la vie
dessins - carnets
Automne se dit "autumn" en anglais", mais "fall" (chute) en américain J'aime particulièrement ce mot auquel sont liés des souvenirs doux amers, comme la tristesse et la flamme des couleurs automnales inextricablement liées Ambiguïté du sentiment et nonchalance feutrée d'un feu intérieur, quand souffle le vent mauvais et que le temps s'abîme vers l'hiver ... Et je me rappelle la dernière fois où je suis tombée dehors le vent noir fait gémir le ciel sans lune sifflement d'automne collage et multi techniques
Fall, ni joyeuse ni sèche mais convertie par l'or du temps en arcade de foin depuis longtemps...
Hazlo m'écrit : ..."ce que l'on ne regarde pas, n'existe pas encore!" C'est vertigineux! Mais tellement vrai. En Australie depuis des siècles, des gens chantent les rêves, pour que le monde existe... Chercher dans les aubes sinistres la matière d'un contresens qui ralentirait la fuite et la chute la géographie des rêves ne suit pas son cours naturel : dans la percée du trajet d'images emportées où se lisent de vieux symboles, il y a détournement, de fonds, de voix, d'intentions malveillantes que le temps n'a pas cicatrisé s'éveille alors l'inventivité du dormeur qui dessine en relief la carte de...