nous avons toujours besoin, finalement, que le trait existe, que la couleur se répande, que la rage se dessine, que le monde sorte de nos têtes pour revenir à lui pour devenir celui que nous avons créé, voulu, inventorié durant le temps infime qu'il fallait pour le faire transparaitre même s'il était mort-né
collages sur monotypes
Regarder le ciel jaune zébré d'oiseaux blafards. Eux, qui s'envolent. Qui crient. Eux qui ne dorment pas, avec les chiens, sur le vide où pleut une ombre lasse Au dessus du volcan la ville appelle. Même le feu profond dit qu'il faut partir. Nulle part. Surtout. Qu'il ne suffit plus de respirer entre l'ardoise et le bitume, de dormir sur les marches, d’attendre un jour après. La terre brûlante dit de partir, avant que d'être morte. Avant que d'avoir froid.