certaines nuits, certains rêves livrent un cavalier de mot qui laisse le jour traversé de sabots ne sachant vers quoi il galope, et galope prendre la bonne échappée vibrant d'une essence marine et le trouver c'est tout "ENVERGURE" - 28 janvier - trace ou signe d'évidence un mot de cambrure et de sel pour qui ne sait pas dire la mer je l'enfourche et lui donne la largeur de mon pouce ou l'ampleur de mes songes et m'enroule dans les fibres des voiles déployées et du réveil matin attendant le prochain
il ne s'agit pas de refaire, de redire, de renaître mais, laver une impression gribouille sur un sale mur qui coule en petits ruisseaux de poussière gluante La poussière n'est jamais gluante, ai-je murmuré. Tu ne sais pas ce que tu dis. Je ne veux pas, ça non, revivre Je veux, glisser dans la grisaille, sortir de l'autre coté du coté neuf, brillant, au delà du mur traversé au delà du plâtre et de la brique, là où se déploie la symphonie des éclats solaires Les symphonies m'ont toujours emmerdé, j'ai dit, un son massif où ne se reconnait aucune délicatesse de corde, de touche, de souffle. Je veux...
le temps et le moment s'éloignent, mais au bord de cette exigence hivernale je retiens un sourire, quelques images et le partage d'une douceur où je me perds l'éloignement n'est pas seulement géographique, il est bardé de mots qu'on n'entend pas qu'on ne veut pas entendre, ou qu'on ne sait pas déchiffrer, parce qu'ils nous transpercent de leur étrangeté les photos ne parleront pas à celui qui se bouche les oreilles, les sens grands ouverts suffiront ils à palper l'horizon ? c'est toujours trop loin, toujours là bas, et puis ça ne fait rien puisque je n'y suis pas (images Togo2012) et enfin, voici...