dans un pli de la ville la forêt des bambous glisse sur le silence le temps s'élève droit, ne cache rien de ce qui pourrait advenir un seul bruissement fait frissonner ce monde qui ne m'appartient pas
parc botanique d'Hennebont
j'aimais cette expression qu'on entendait souvent on marche sur la tête mais, quand il n'y a même plus de tête, que faut-il faire c'était peu de le dire on allait voir ce qu'on allait voir j'ai perdu la boule (ah! je veux dire la tête) l'espace d'un matin il me restait des pieds, pour marcher, pour marcher et des mains pour écrire, pour crayonner sans rire et des jambes pour la danse des diables innocents pour savoir où je vais Et vous, vous le savez ?
Travail préparatoire et réalisation 2014
Par tous les temps, elles baillent elles se taisent, elles se murent, les fenêtres cousues qui encerclaient la peur et parfois le refuge qui se brisaient pour rien d'un enfant qui s'amuse, ou d'un homme en colère, mais elles ne diront rien tu peux en être sure elles tiennent au cadre qui les clos elles tiennent à leur maison, à leur vision, sans raison, bien au delà du vent qui s'égosille à parler d'ouverture la fenêtre est perdue quand elle n'abrite rien
fenêtres - Hennebont- printemps 2026
François Arago vivait de chiffres et d'étoiles. Il a parlé, pour le peuple, de révolutions qui ne concernaient pas que la mécanique céleste. Le boulevard qui porte son nom longe l'Observatoire de Paris et l’institut d’Astrophysique. On y trouve aussi la dernière vespasienne (autrement dit "pissotière") de la capitale. Les hauts murs sont accompagnés de ces misérables tentes bleues qui témoignent partout de la déliquescence et de la misère sans appel. Arago en eut probablement fait un flamboyant discours (comme durant la révolution de 1848) Et puis. Il y a le mur nord de la Santé, (vous ne trouvez...
l’œil bleu de la nigelle veilleur en sentinelle sur le mur, assoupi, chuchote avec la nuit l’œil bleu de la nigelle a porté sur ses ailes les parfums d'Arabie d'un monde évanoui l’œil bleu de la nigelle fugace ritournelle déjà tôt repartie, le matin n'a rien dit la guerre n'est pas finie
plante méditerrannéenne