Qui retient cet équilibre dans l'ombre fragile du manque ? Dire que ce gouffre accompagne la langue et s'y déchire à belles dents / m'en trouver bien ** Il n'y a rien qui vaille il n'y a rien qui m'aille / ce monde cerné qu'en ferons-nous ? Bien au-delà de l'écriture quand le cosmos dicte sa loi ** Ce matin l'oiseau explique tout ouvrant à l'aube grise cette matière du songe que le vent dominait ** Chercher la vie entre les failles et puis plus rien / sinon le ventre de la pluie/ Au point du jour le matin replie en forme de boutonnière son chemin de nuit ** On dit que la mort ressemble à toutes...
(à la manière de Tzara .. ou Prévert) préparer le papier préparer la couleur préparer le pinceau et préparer le cœur attendre, attendre déposer, effleurer, caresser, le moment sec, ou bien mouillé séquence après séquence sans se hâter vers l'étale innocence ne pas chercher, ne pas vouloir juste un jeu dans l'histoire juste un sanglot tombé à l'écart du hasard et puis laisser venir, laisser partir laisser faire le désir le vent passe la pluie cesse il n'y a plus de sel plus d'arrogance rien qu'un trait de silence un oiseau qui s'élance quand l'un finit l'autre s'enfuit quelque chose est passé /...
géant disparu il y a 30 ans qui mérite toutes les majuscules moment sublime que celui où l'on peut recevoir les facettes du génie qui se glisse dans tous les champs de l'art, plastique, de l'imprimerie, de la matière et de l'infini poésie où baigne cette oeuvre simple et dérangeante. l'une en proportion de l'autre. émotion qui revient à la figure comme une gifle salutaire devant ces portraits de femme et d'oiseaux si intimement mélangés. verbe d'une couleur sans détours qui met la main sur l'essentiel, qui s'en barbouille, s'en joue et nous la jette avec un rire d'enfance retrouvée le monde est...
à mon corps qui n'en fit qu'à sa tête... à ma tête qui ne fit pas qu'un corps... à nos corps, à nos têtes, et à ce qui les réunit, parfois, de loin en loin ... travail exécuté au cours d'un stage avec le peintre Concarnois Michel Costiou dont le thème était "mon corps n'en fait qu'à sa tête" (acrylique sur toile et collages divers) . Les travaux de cet atelier ont été exposés à La Forêt-Fouesnant en juillet 2013
je ne parle ni d'utilité commerciale, ni de tourisme à consonance historique, ni d'architecture, ni de rencontres à faire parler. je veux dire la solitude impérieuse du marcheur rythmée par la seule nécessité des méandres de pieds enlacés aux méandres de pensée. cette appréhension retenue et féconde d'un arpentage décidé quoiqu'aléatoire. dans les villes et nulle part ailleurs. j'aimais ces écrits de Georges Perec qui notifiaient l'urgence patiente de cette découverte en mouvement: celle des hommes, celle des lieux, celle des faits divers, des vitrines, des collages, des cours, des portes cochères,...
De Stéphane Robelin , vu ce film :"et si on vivait tous ensemble". Au delà du propos, sympa, envie de parler de ma vieillesse à moi. Un mot qui n'est plus trop à la mode, on dit seniors, comme la carte, ou encore "ainés" ou troisième âge , ou je ne sais quoi. Moi j'aime bien dire "vieux, vieille", car quoique vous, nous, fassions pour faire semblant, de ne pas l'être, vieux, le calendrier ne ment pas... ET ON S'EN FOUT ! Je n'ai pas aimé passer la barrière des 60 ans, j'avoue que ça m'a même franchement déprimée, mais, au final, de ce coté de la barrière on est exactement la même qu'avant, et autant...
Création théâtrale en plein air du texte de B.M Koltès "Quai Ouest" par le théâtre de l'Eclair. Ville Close Concarneau juillet 2012 Je joue le rôle de Cécile et je fais la mise en scène.
Ceux qui ont aimé les poèmes publiés sur ce blog peuvent les retrouver en édition papier, accompagnés d'une belle mise en page de mon amie Aude, responsable de la petite édition "le chien du vent"
parcours de juin 2010
Comme chaque année, est organisé le printemps de la poésie à Concarneau, avec l'association AïXOS et des partenaires artistes dans CHAP'L en ville close «Bienheureux les fêlés, car ils laisseront passer la lumière» (Michel Audiard) VOYAGE(S), spectacle de Joël Cudennec Textes de Blaise Cendrars et Sylvain Tesson Dix ans après la création et 80 représentations de « le vieux qui lisait des romans d’amour», Joël Cudennec nous propose avec cette nouvelle création de quitter la jungle amazonienne pour le froid, la taïga sibérienne… Encore des histoires de fêlés, généreux, naïfs et le Pacifique comme...
Ce texte a été écrit par mon ami Wassiou, un jeune Togolais que j’ai connu à Kara en 2001 à l'âge de 13 ans. (cliquez sur le lien pour lire le texte intégral) récit de migration Il m’a autorisé à le mettre en forme et à le publier simplement pour que d’autres que moi, en Occident, où il espérait sans doute débarquer un jour, prennent conscience de la souffrance de l’exil, qui n’est jamais consentie de bon cœur, mais poussée par l’impérieuse nécessité de la faim. Si nous ne savons pas, ne voulons pas régler avec tous les peuples une répartition plus égale des richesses, jamais l’immigration ne cessera,...
Parce que l'hiver arrive pas à pas et que mes pas à moi m'emmènent ailleurs dans un peu de temps (l'Amérique du sud pour tout dire), je mets en ordre, ou en désordre comme l'on veut, des souvenirs articulés au gré de la main voyageuse qui laisse courir sur les feuillets quelques traits de cartographie intérieure Durant tout mon voyage (Dakar Lomé - raconté sur ce blog) je collais sur un carnet de route les menus indices de mes traversées, passages, frontières, déplacements, petits achats, retraits bancaires, logements, etc. une base pour rêver et retrouver le goût qui n'est jamais parti, lui ......
pas de mots en réserve, des fragments de vision vite retournés au sommeil je prends mon crayon et trace des angles obtus ouverts sur des entrelacs de cervelle fais des phrases, des signes égarés, des images liquides le dessin d'un monde inutile qui excite parfois la mollesse des intentions pas fâchée d'être en dehors, à la limite indifférente pliée dans le moutonnement des nuages où dort la lune aux yeux de chat les feuilles s'entassent et je glisse dans l'odeur frissonnantes des morts bébé de réclame rose et doré son lange immaculé sous l'encre de la vie
dessins - carnets
Automne se dit "autumn" en anglais", mais "fall" (chute) en américain J'aime particulièrement ce mot auquel sont liés des souvenirs doux amers, comme la tristesse et la flamme des couleurs automnales inextricablement liées Ambiguïté du sentiment et nonchalance feutrée d'un feu intérieur, quand souffle le vent mauvais et que le temps s'abîme vers l'hiver ... Et je me rappelle la dernière fois où je suis tombée dehors le vent noir fait gémir le ciel sans lune sifflement d'automne collage et multi techniques
Fall, ni joyeuse ni sèche mais convertie par l'or du temps en arcade de foin depuis longtemps...
Chance pour moi de me trouver en ces jours un peu désœuvrés dans la région de Dinard, ce gros Disneyland pour vieux enfants friqués... chance d'avoir pu entrer dans l'expo François Pinault "qui a peur des artistes?"... Le titre semble annoncer qu'on va se trouver en face d'art contemporain et qu'on risque alors de recevoir une claque de rejet ou d'incompréhension. Rien de tout cela. La claque n'est pas celle qu'on pense, on n'aperçoit rien de vraiment inconoclaste au fond (la culbute du pape sous la météorite est très drôle, et le cochon de Mac Carty très touchant) seulement deux ou trois surprises...