Top articles
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Bord à bord
alors j'ai dit non non la mer n'est pas que perdition suffocation la mer ne garde pas que les bleus que les coups la mer ne contient pas que les corps à fonds perdus la mer ne se rit pas de la terreur de la couleur elle se tait j'ai collé une ombre au...
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Déchirures
Les murs se chiffrent en lettres pâles, et le passé, et le passé reprend son droit de préemption sur les fils asservis et le plâtre et le plâtre s'écueille aux visages fendus que les mots ont dressés en briques de silence. Ceux qui vivent encore là remontent...
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On est là... !
Manif à Quimper. Milliers de gens qui défilent sur le bitume... et chantent ! Mais oui, les manifestants ne sont pas que ces casseurs exhibés chaque soir sur les écrans de télé poubelles Ils espèrent aussi, ils aiment. Ils aiment se retrouver, nombreux...
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Paimpol
Il n'y a pas de falaises à Paimpol, Botrel s'en est aperçu trop tard, c'est ce que raconte les chemins du patrimoine semés dans la ville ! on s'en passera donc !! Ici règne la basse mer ... enserrée d'écluses l'eau contrainte fait danser les bateaux à...
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Faire quelle tête ?
la bouille / la trogne / la binette / la frimousse perdre la boule/ se prendre la tête/ ouvrir sa boite à camembert se payer la fiole d'un quidam avoir / une bille de clown / une sale bobine / une tête des mauvais jours une face de carême / une tronche...
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Sakura
avril est la saison des cerisiers en fleurs au Japon que l'on va voir en cérémonie... peut être un jour, y serai-je moi aussi ? En attendant, quelques gravures qui font écho à ces printemps lointains sur l'écorce noire le printemps a célébré la neige...
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Petit Vocabulaire Accidentel
Un grave accident de voiture fin mars m'a menée un mois à l'hôpital... qu'en reste-t-il ? Accident : l'accident vient du dehors. Il nous concerne à peine: qui pouvait l'empêcher ? Ce qui arrive n'est pas de moi. On me l'a jeté à la tête. Mais. Lorsque...
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les cicatrices
bijoux de temps que la peau éternise tatouages de guerres, d'amour, d'enfantement ou de refus les cicatrices font remonter à la surface les manœuvres de l'invisible elles écrivent le cahier sans fin du jour et de la sueur en reliefs d'ornements que le...
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Nuit blanche
(lambeaux de mémoires post-mortem) ce que je vois du monde à présent ce que je vois du monde je l'ai appris de l’aube qui étire ses bras de laine et les fils tricotés des brumes ralenties que je dévide à ne savoir qu'en faire, des étoiles tombées du halo...
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Mémoire sur le fil
à la mémoire des enfances cousues de fil blanc, où l'on traçait sur les cahiers de grands signes en bataille et tout au bord des dentelles fripées d'autres histoires, une poussière de diables et d'anges retenaient nos alarmes, le temps qu'il lui fallait...
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Ma vie d'artiste (5)
Une fois, et bien d'autres fois, je posais cette question, que tous, nous posons: qu'est ce qui est "Beau"? Comme chacun j'ai été saisie, happée, bouleversée parfois face à une œuvre d'art, qui pouvait laisser un autre totalement indifférent. Je ne voulais...
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Droits des femmes
Aujourd'hui, dans la pensée de nos sœurs africaines, j'ai envie de donner ici à connaitre à ceux qui ne les connaissent pas, les mots que Thomas Sankara (président du Burkina Faso) prononçait à l’ONU le 4 octobre 1984 « Permettez, vous qui m’écoutez,...
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Hombres (les hommes)
et lorsqu'ils se retirent comme ils disent laissant les cicatrices exsangues de nos veines déchirées allant porter les armes vers d'autres habitudes pas de chance disent ils encore en exhibant la forteresse ici tu n'entres pas mais on apprend trop tard...
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Inconnu
"au fond de l'inconnu pour trouver du nouveau"... J'ai toujours aimé ce vers de Baudelaire, toujours eu envie de remercier par avance l'inconnu auquel je venais me frotter. Je ne parle pas ici d'un homme, ni même de quelqu'un en particulier, mais de tout...
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Neige Paris
elle casse la course cavalière des nuages et laisse les rumeurs au loin d'une ville qui s'étire et ferme son œil gris où la seule blancheur du monde serait l'erreur fatale Album complet. La neige s'invite en bonne quantité à Paris avant notre départ pour...
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Bagage
Le temps qu'il faut pour faire un sac, il est déjà temps de partir. Temps d'avenir où je ne serai pas car là mon sac sera posé, bousculé d'habitudes contraires. Ce jour d'après, mon poids de quoi ? Sans doute il se dira quelque part qu'il n'est pas d'hier...
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L'extérieur nuit
pas de mots en réserve, des fragments de vision vite retournés au sommeil je prends mon crayon et trace des angles obtus ouverts sur des entrelacs de cervelle fais des phrases, des signes égarés, des images liquides le dessin d'un monde inutile qui excite...
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Atacama - Chili
il n'y a rien à retenir d'Atacama qu'un dialogue entre vent et cavité de l’œil je n'avais qu'à me laisser traverser par la fulgurance du froid d'aube et le démenti du zénith absolu on ne gagne rien à cette solitude, on n'y perd pas non plus on reste écartelé...
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Désenchantée, mais ... vivante !
Les chocs répétés de l'indigence et de la haine sociale n'ont pas empêché les "grands" de fermer les yeux sur le climat délétère au goût de cadavre, étouffé dans son crachat et sa terrible déshérence. Face à l'émergence de la brute, il n'y a que la fraternité...
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Ensemble
Le poids de l’état d’âme, ou le poids du silence Creusent en arrière un espace d’oubli On s’efface, on retombe, on voudrait bien aller Il n’y a pas de corps, et plus de ronde entre poings durs et chanson dévoyée Que la douceur venimeuse parée de neige...
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Epitaphe
Pour un ami poète, Gil Refloch, véritable connaisseur et amoureux des surréalistes, qui vient de mourir à Brest, cette épitaphe, que j'avais écrite pour lui, il y a vingt ans peut être, lors de nos exercices "Quimper-et-poétique" à la manière de ... Philippe...
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Qui va là ?
journal de voyage : vers le nord 2014 la voie, qui vertement se déshabille souligne l'imprécision du trait et ne s'attend à rien d'un au-delà connu où, tout au bord du quai une ville se penche en elle-même et se rêve ou s'invente en elle-même en équilibre...
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1438+1
Sous ce titre ésotérico-arithmétique, se cache le résultat très sec et dénué de poésie d'un bref espace de vie intense, intérieur et collectif, où nous fûmes tous emportés dans le même élan. la politique est cet acte rude et passionnel on se lance des...
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S'il fallait ?
s'il fallait qu'un seul jour nous ramène à l'histoire s'il fallait que l'histoire brûle jusqu'à nos mains s'il fallait que le ciel soit séparé de l'eau s'il fallait que le temps n'attende plus aucun geste et que nos gestes ignorent de quoi se meurt le...
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Poser son sac
Une maison près d'une rivière, ou d'un fleuve, ainsi l'avais-je souvent rêvée, imaginée. Il faudrait marcher un peu, descendre la pente raide, franchir la passerelle, et puis saisir les variations du temps, du ciel et des saisons, sans rien perdre à l'infini....