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Amor ... à mort
En ce moment même, comme toujours - mais s'en apercevait-on de façon si incisive avec la belle insolence d'être jeune - des amis disparaissent. Je veux dire qu'ils meurent. Comme nous tous. Comme moi. Avec plus ou moins d'évidence Etre au seuil d'une...
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Insolence
c'est un mot qui revient sans qu'on sache de quelles éraflures d'enfance dont le respect du prétendu supérieur égratignait nos pensées, nos trépignements un petit mot joyeux qui faisait exister le moi et sa cohorte de silence, un mot jaune comme un rire...
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Juin toujours revient
un mois particulier pour moi : temps de beauté indéniable, de dissociation gémellique, d'anniversaires plus ou moins acceptables. J'ai toujours été accrochée par ce mois si partisan. Moi seule le sait. trois haïkus qui sortent de l'hiver ou pas ? la fleur...
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Poétique et politique
je ne fais pas de politique je suis politique comme nous comme tous qui, sans le savoir, sauf enfant loup, enfant sauvage, enfant non social, non sociable comme lui qui au coin des rues faisant la manche pleure de temps mal soigné, mal épaulé comme la...
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Pour faire une aquarelle
(à la manière de Tzara .. ou Prévert) préparer le papier préparer la couleur préparer le pinceau et préparer le cœur attendre, attendre déposer, effleurer, caresser, le moment sec, ou bien mouillé séquence après séquence sans se hâter vers l'étale innocence...
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Au nom de quoi ? (attentat janvier 2015)
J'ai préféré m'éloigner un peu, en ces temps de chagrin ... et de débordements médiatiques, l'un et les autres n'étant pas idéalement compatibles Avec le recul je me pose cette question : Où chercher, en deçà de toute haine, de tout interdit, de toute...
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Camélias
la douleur des nerfs remonte jusqu'aux cimes des arbres charnus qui explosent en plein ciel les racines à l'envers sous le rectangle des fenêtres l'éclosion des possibles se fane malgré nous et coule à tue, à toit dans les yeux collés de nos attentes...
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Hiver
mes questions de pleine lune fermentent les aubes livides est-ce seulement le toucher du vent, de l'âge, de l'absence n'y a-t-il pas d'autres passe-temps pour griffer le ciel bas et lui faire toucher terre entre homme et femme entre nord et sud entre...
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Fragments
on ne sait pas toujours si la fleur est entière si le jardin est là si l'éclat du sang avive ou non ce rose d'artifice qui fait défaut à nos réalités on ne sait rien de la minute ni de la main qui tient l'objectif ni de l’œil ni du désir sinon que mon...
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Gris
mon langage cette fois ne sera ni blanc ni noir il empruntera la constance étale de la rencontre mer et fleuve au flegme apparent sous le dos lissé du soir les désirs de l'autre et de l'un jouent à secouer l'entraille du silence pas de vent pas de vague...
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Encore des mots
Ces mots je ne voudrais pas les écrire s'ils ne disaient que la question sans la réponse à ce moment je revendique le plaisir d'une main retrouvée dessinant un arbre de soleil ne sachant plus ce qu'elle invente parfois je sais trop bien où je suis, qui...
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Racine
un monde se retire en tortillant sa croupe ne dirait-on pas qu'il subit les cachotteries de la lumière ? j'ai mal regardé, mal vu, mal aimé il n'y a rien qu'un bruit de feuilles et cette ombre rigide que mon regard éteint à force de mensonges l'image...
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Le vent, le froid, la peur
d'où vient-il que nos peurs ne sont jamais chauffées au rouge ? même si l'on craint la flamme et ses retours, on ne voit au travers des fenêtres que la pâle blancheur des cœurs morts et des bouches cousues je préfère glisser mes aubes gelées entre deux...
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Mots pointus
dressés en couronne et bavant des sirops de nuit réveil, matin, sans histoire, sans mémoire hérissés front bas front ainsi front front front j'ai pas de page , j'ai pas de lit, pas d'encrier je me tais mais je voudrais qu'un homme en chemise me dise pourquoi...
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Griffes
tant de griffes sur le ciel comme toujours impassible tant de lumière en traces infertiles tant d'inconstances sur la peau tant de bleu qui s'épuise malgré le jour ne pas croire à la profondeur chercher la cicatrice et l'ongle ou parier sur le temps qu'une...
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Y aura-t-il un printemps
il ne s'agit pas de refaire, de redire, de renaître mais, laver une impression gribouille sur un sale mur qui coule en petits ruisseaux de poussière gluante La poussière n'est jamais gluante, ai-je murmuré. Tu ne sais pas ce que tu dis. Je ne veux pas,...
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Oh ! les corps
à mon corps qui n'en fit qu'à sa tête... à ma tête qui ne fit pas qu'un corps... à nos corps, à nos têtes, et à ce qui les réunit, parfois, de loin en loin ... travail exécuté au cours d'un stage avec le peintre Concarnois Michel Costiou dont le thème...
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Vers les hauteurs
je viens d'un temps soucieux de sa couleur d'un monde clos qu'un seul poing a brisé sur ma nuque je venais de partout et ne savais pas ce qui en sortirait le soleil était une rose vivace et ses membres s'étiraient jusqu'à la mer sans calcul je vins et...
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Histoires
les histoires traversent les livres comme elles traversent les nuits elles nous rendent insomniaques en s'écrivant à la vitesse de la lumière même quand la lumière en est absente puis vient le matin, dépot de feu froid, comme lorsqu'on referme le livre...
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Vacance
elle se nomme évidemment au singulier dans ce qu'elle a de distance face au prosaïque quotidien elle se nomme et s'effiloche dans un haillon de minutes égarées, ici et là et encore ailleurs, mais jamais où on l'attendait si l'on ne prend pas de vacance...
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Le vide et le plein
La vieille femme a dit : merci, fille, de m'avoir si bien remplie Pendant que moi je suppliais: ne nourrissez pas , s'il vous plait, la bête de l'Intérieur L'Intérieur raconte le pied sur lequel on a commencé à danser Remplir - ou vider - taper en cadence...
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Pêcheurs de Lomé
à la force des bras, deux heures durant, ils tirent le filet plus lourd que le poisson, plus long que la plage, plus traitre que les vagues ils chantent ensemble, pour une pièce, ou pour rien du tout et quelquefois reviennent avec de tout petits poissons,...
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Jaune
La route surgie du jour passé sans encombre déplie la lumière champs de Colza, route de Cadol, Melgven
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tragédies ordinaires
Sans avoir les mots... les mots.... les mots des maux. Alors, STOP ! Monotypes. Impressions à l'encre: papier froissés et tissus + Peinture acrylique
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Villes d'Afrique
Ceux qui ont aimé les poèmes publiés sur ce blog peuvent les retrouver en édition papier, accompagnés d'une belle mise en page de mon amie Aude, responsable de la petite édition "le chien du vent" parcours de juin 2010