quelques définitions du dictionnaire concernant le mot "vœu" - Promesse faite à la divinité pour obtenir sa faveur ou en remerciement d'une prière exaucée. - Vif souhait, vif désir de voir se réaliser quelque chose : Le résultat est conforme à vos vœux. - Souhait particulier, fait dans certaines occasions, liées à une tradition, une coutume, des superstitions, etc. : Faire un vœu quand on voit une étoile filante. Tant de vœux échangés aujourd'hui pour conjurer la peur... de quoi ? Et malgré cela, des rétrospectives d'instants heureux qui s'insèrent entre les maux Regarder vers l'avant, regarder...
l'image suffit à dire la course et l'attente d'un nuage au loin
grande marée en baie du Mont St Michel
côte de la manche entre Granville et la Hague
Granville (manche)
de Cherbourg au Mont St Michel
Tout d'abord, on fredonne la chanson de Brel, puis on oublie qu'on est au plat pays On se perd dans un désert qui se souvient d'autres sables, d'autres escarpements qui débouchaient sur le vide d'une plaine brûlante et affamée. Cette dune là vient s'étirer dans la mer froide et l'opulence. C'est un attrape nigaud au goût de mensonge, de sucres et de fleurs qui fait perdre le Nord juste pour un moment...
les sables de Bray-Dunes - département du Nord
D'est en ouest, on traverse nonchalamment des villages sans fin et des villages sans commencement sur des routes brumeuses où les cyclistes font la nique aux automobiles les canaux sont des havres métriques que les libellules encouragent vers la mer qui ne sait plus où déployer ses dunes le chemin est gai, l'horloge tourne, la pierre tricote des rêves trop sensés qui apprivoisent le silence on ne parle pas de tout le reste qui s'égrène en espèces sonnantes au carrefour des beffrois on ne parle de rien, on glisse vers une bulle légère que la première écluse avalera tout net on se retourne : c'est...
Dans l'Altas marocain, perché à 1800m, le village d'Iskatafen s'ouvre sur la vallée verdoyante et heureuse d'Aït Bouguemez Quelques images glanées aux croisées des chemins : soleil et pluie, sable et verdure, austérité et sourires d'enfants, offrent l'idée d'un bonheur contrasté plus complexe qu'il n'y parait ... Et à chaque étape le thé est servi aux randonneurs dans les lieux les plus improbables ! Pour faire connaissance, ou re-connaissance, avec ce que je nomme : le chant des pierres, cliquer sur le lien de mon album de rando https://www.youtube.com/watch?v=Cu5tX57Umg4&feature=share
par la douceur noire de sa mère et par le claquement du fouet, Marrakech se dédouble en ses ruelles durcies de soleil enserrant la prodigalité de ses jardins la ville asséchée nourrit tant de fontaines la ville murée enlace tant de langueurs la ville ferrée se soulève en ondes magnétiques où la volupté se pare de tant d'épines de places en places le frais de l'ombre dissout un brouillon de lumières affolées, un berceau de torpeur assoiffée où la chaleur n'atteint jamais l'arête des maisons qui poussent dos à dos. de pas en pas carrés sur les marelles d'azur, de souffles en souffles, de murmures...
mouettes en cavale à l'assaut des pêcheries chevauchant l'air blanc
murs d'écailles rousses chats hérissés boute-au-vent port d'Essaouira
Essaouira est un murmure de temps qui me revient de loin à peine un mot glissé que l'ordonnance des murailles enferme et fait chavirer dans le même instant de bleu en bleus, de souffles en tempête, d'étoiles en martèlement de nuit le vent n'était pas un invité d'Essaouira il était la Cité, les mouettes innombrables, les créneaux de bronze il était la fatigue et le froid des ruelles il était le battement des cafés rougeoyants il était la présence il était le conflit...
Dans le cadre de l'exposition "MursMurs de femmes" de la photographe Véronique BROD à Concarneau, j'ai écrit une dizaine de textes qui dialoguent avec ces images d'affiches déchirées. Avec l'autorisation de Véronique, voici ces textes accompagnés des vignettes photographiques. On trouvera un aperçu plus complet de son travail en cliquant sur http://carnetdebrod.com/
photo : véronique brod - texte: dominique dieterlé
photo : véronique brod - texte: dominique dieterlé
photo : véronique brod - texte: dominique dieterlé
photo : véronique brod - texte: dominique dieterlé
photo : véronique brod - texte:...
3 minutes de film à la volée pour dire des moments chauds qui surgissent comme par magie au cœur de l'hiver... les moments qu'on n'oublie pas, bien au-delà du tremblement des images successivement : ballade en moto sur la piste de Sarakawa fête des fouets à Pagouda danse Habyè à Saouda Lama pilage du fufu cascade de Bafilo toits de Lomé plage d'Agbodrafo
séjour au Togo en novembre 2015
je partis, comme toujours alourdie, de valises et de souvenirs inquiets, non pas du saut dans l'inconnu, mais d'un retour éprouvé qui fait naitre sur la peau une démangeaison sans objet, un fourmillement instable entre le trop connu, et l'impériosité de s'étonner qu'emporte le voyageur il n'y avait à craindre ni la brûlure des savanes, ni la sinuosité des liens, ni l'étrangeté à laquelle on m'assigne mais il fallut des jours pour digérer la passivité souillée de la ville incertaine il fallut fermer les yeux, retrouver les chemins d'odeurs, les sonorités de voix dans la persistance d'un émoi où...
des gens, des bras, des mains des mots pour le travail et la douleur des pleurs des détours, des ravins, des fouets, des couteaux des serpents de foule au bord des marigots kaolin, latérite, éclats de voix, tourbillons, couleurs poussière, identité, nous voilà renoués mais je ne danse pas, je glisse vers la pierre d'un chaos, d'un fétiche, vers le mystère moi, je ne danse pas, j'attends les bras, les mains, les gens d'autres pieds que les miens sur la cadence qui s'éloigne sur mon absence, sur mon silence ou bien, je n'attends pas, je me retourne, et c'est déjà fini
la danse Habyè à Saouda Lama...
Dans les montagnes de Kpalimé, les grands Kapokiers sont des pirogues verticales aspirées vers les confins on y respire la luxuriance d'une Afrique verte et douce démentie par le vol des lents oiseaux noirs en quête de souffrance les herbes chantent, les criquets se parent de bannières chatoyantes, les feuilles brillantes des "oreilles d'éléphant" se posent au dessus de nos têtes en larges parapluies et le vin de palme coule d'une source abattue en pleine espérance dans la maison de terre, un peintre saoul laisse avec dédain son caissier percevoir le prix de ses œuvres, comme si la négociation...
car c'est à l'eau qu'il fallut, comme toujours, revenir - à l'appel du fleuve - à la sinuosité tranquille du sable, de la terre et des joncs laisser passer - laisser venir l'eau qui décide où faire le lit, où coucher - ou ne plus revenir il y eut cette eau du père - qui pouvait être le chemin - celui où l'on ne rencontre pas - où l'on dérobe ses regards - pour être ce tracé qui lâche, abandonne - et qui a tout connu courant d'une ère achevée qui tourne le dos à la mer - au retour et aux sources, de même - pour être le passage, le passeur, et le passant mais du passé rien ne s'en dit - car - tout...
Barques à peine étoilées de nuages où l'eau reprend ses droits et murmure au passage il n'y a plus de temps, plus de vent pour finir le voyage
(bords de Loire-2015)
au large des eaux calmes les arbres sont lavés de leurs ombres de feuilles de leur sève en rameaux ne restent que les lignes de vieilles déchirures et l'essence et la peau d'où naît un autre fleuve
(bords de Loire-2015)