Dans vertical, il y a vertige, déjà, bien avancé il y avait ce bleu vertical du quartier de la Défense, un certain jour de décembre défense, déjà, c'est défendu, ou redouté, donc interdit, on ne sait plus où le ton monte toujours un peu trop il y a eu, c'était loin, le rouge horizontal de latérite l'étendue contrastée ne reflète pas le ciel, mais se marie peut être, ou s'y perd ou se répand, découlant du sang de lave, volcan des artères repassé bien à plat, fer brûlant il y a deux attentes, comme attendues, comme entendues peu faites pour se se rencontrer, sait-on jamais ? si n'y étaient, en même...
Une amie avec qui je parlais hier des "lettres d'anisara", me dit qu'il lui a manqué les portraits, les mots écrits de ces jeunes amis, la nature des paysages, les évènements de la vie quotidienne auxquels je fais référence dans le livre sans jamais entrer dans la description concrète, réaliste et effective de cela, et ceux-là, dont je parle. Chacun trouve dans un ouvrage, quel qu'il soit, à la fois ce qu'il attend, et ce qu'il n'attend pas, mais il ne trouve pas toujours les deux comme il l'espère. Il faudrait pouvoir se reconnaitre et dans le même temps vouloir s'étonner, s'identifier et accepter...
Des yeux noirs de Kara aux yeux noirs de Gaza combien d'enfants pardonnent le visage en absence et le regard de l'homme au delà de l'image combien de temps vivent les enfants sages à tout petit peu, tout petit feu combien abandonnés à la mitraille combien fixés en trace d'ombre sur la levée d'un seul matin pilonné de violence complice ce jour-là comptaient-ils sur leurs doigts le catalogue des oublis ? non ils me regardaient sans un sourire
En choisissant l'image publiée ici, celle de mes petits voisins togolais lorsque je vivais en 2006 dans une maison amie, j'ai été saisie par l'acuité grave...
Au jardin ce matin sur le chemin d'une autre année, un pois de senteur échappé de l'été capricieux, un camélia rabougri qui peine à annoncer des printemps sans couleurs. Croisement aléatoire en demi teinte dans le regard louchant sur nos avenirs. Je n'ai que faire de ces vœux soucieux et tendres qui rendraient les humains fréquentables, je ne dis pas que je les refuse: je ne sais qu'en faire, ou ne sais plus en faire ... le grave serait de se replier frileusement au vu des douleurs certaines qui attaqueront en piqué malgré nos souhaits en guirlande, ou d'ouvrir le parapluie en espérant que la foudre...
Nos interventions au Togo, dans un cadre associatif et collaboratif avec des ONG Togolaises, visaient à proposer des pratiques artistiques auprès de jeunes, en soutien à des actions de sensibilisation aux IST-SIDA à Kara-Togo par du théâtre, des fresques murales, des chansons et poèmes écrits par de jeunes togolais MONSIEUR LE SIDA - Samao Fousseni (Tchitchao) je suis Monsieur le SIDA mon propre nom est l’unique : Monsieur le SIDA à la radio : Monsieur le SIDA à la télévision : Monsieur le SIDA dans les écoles de formation : Monsieur le SIDA dans les centres hospitaliers : Monsieur le SIDA sur...
J'ai parlé une fois déjà en employant ce terme contradictoire qui recense pourtant une infinité de moments où la vie s'acharne à nous faire saisir la démesure de nos envies face à la stérilité de nos réalisations, mais avec, dans le même temps, la capacité d'en rire parce que la vie qui coule dans nos veines est aussi la source de nos plaisirs ! Exacerbé par l'argile rouge du sang originel, ce désespoir est aussi violent que le rire est vaste sur la terre, là bas ... on se prend au même jeu, on lâche ses chevaux de raison mesurée et l'on se bâtit un rêve à la taille de nos démesures, et l'on chute,...
Il y aurait beaucoup à dire sur ce qu'on voit là : les forgerons de Tcharé façonnent à l'aide d'une masse de pierre, des métaux récupérés au Ghana (anciens rails de chemin de fer parait-il) pour faire des houes, des dabahs (sortes de bêche), des castagnettes (Cacecas) dont les femmes du pays Kabyè s'accompagnent en chantant Est ce le pittoresque d'une image étonnante qui séduit tout d'abord ? ou la force déployée par ces hommes qui font un travail épuisant, en ne mangeant pas toujours à leur faim (en tout cas pas des nourritures aussi reconstituantes qu'il le faudrait ) ? ou est-ce l'immuable tradition...
Au cours du mois d’août 2006, j'ai proposé à un groupe de jeunes de Kara une initiation à la photo numérique. Nous avons ensemble retenu l’EAU comme thème de ce regard sur soi (au TOGO en août c’est la saison des pluies). A travers ces photos, ils souhaitaient témoigner de leur vie ordinaire au hasard des promenades que nous avons faites ensemble, des activités, des lieux de la ville où ils habitent. Ils voulaient aussi montrer à ceux qui ne connaissent pas leur pays, de quoi est fait leur quotidien. Ce témoignage est le cadeau qu’ils nous font.Ces photos font partie d'une exposition présentée...
Ceci est la conclusion d'un entretien que nous avons eu Paul Taylor, mon préfacier, et moi avant la publication du livre. Dans notre esprit il était question d'accompagner le texte d'un ensemble de réflexions qui pouvaient ouvrir la voie à une pédagogie de la rencontre interculturelle. Lorsqu’on travaille seul, il est difficile d’être conscient de la véritable distance à laquelle on regarde ce qu’on a créé. Le regard d’un autre que soi nous oblige à confronter à notre vision de l’intérieur, une autre vision très externe de l’objet qui n’en est pas moins porteuse de légitimité, de pertinence, et...
Ce texte, dont on lira un extrait ci-dessous, clôt en quelque sorte le livre et lui permet, peut être, de rebondir vers un autre espoir, celui que pourraient construire demain ces millions de jeunes africains qui se sentent souvent exclus de leur propre avenir, s'ils ont la lucidité et la force de regarder bien en face ce monde qui les ignore, au mieux, et au pire, les rejette. AfEt qu'ils se sentent capables d'inventer à leur tour un développement original qui mette en valeur ce qu'ils savent, sans avoir à nous rendre le compte que nos insuffisances arrogantes exigent de ceux qui n'ont plus rien...
Tout d'abord, deux articles écrits dans la presse régionale à propos d'une séance de dédicace dans le cadre de "lire en fête" à Concarneau le 12 octobre 2008 Ouest France du 8 octobre 2008 (édition Concarneau) par Jean Luc Cochennec : Dominique Dieterlé publie un recueil plein de poésie et de vérité sur sa rencontre avec l'Afrique. Un livre de grande classe. Là-bas, au Togo, on l'appelle "Ani Sara". La Blanche. Pas par mépris, ni hostilité. Mais comme le constat d'une différence qu'il ne sert à rien de vouloir gommer. Dominique Dieterlé a séjourné sept fois au Togo. Avec d'autres adhérents de son...
Ce blog est donc né en ces mois de septembre / octobre, dans une saison appelée "FALL" en anglo américain, un mot que j'aime particulièrement dans cette langue, en ce qu'il traduit l'ambiguïté de la maturité qui est parfois l'or des feuilles, parfois la chute dans l'abime, et plus souvent les deux à la fois. Pourquoi cette entrée en matière ? Parce que je suis dans la maturité évidente de mon âge mathématique, mais en même temps dans un moment joyeux qui est celui de la publication de ce premier livre dont le titre est : " LETTRES D'ANI SARA AUX ENFANTS DU TOGO"... Ani Sara : « la blanche ». C’est...