Chile
je me souviens du pays long où le visage du sable incendiait jusqu'à la lumière assemblage textile
je me souviens du pays long où le visage du sable incendiait jusqu'à la lumière assemblage textile
Parce qu'ils naquirent de l'obscur enchevêtrement des combats veilleurs d'ombres et de silences infiltrés Parce que l'on fit un mur qui bardait l'océan Parce qu'on laissa durcir aux marées les morts innombrables vint comme toujours un autre temps la lumière a redonné couleurs au barrage des oiseaux à ce qui tient des flux des reflux la paix des armes tues la paix des couleurs nues la paix des bombes sans armures des arts sans autres murs que la douceur imaginaire et l'infini des soirs blockhaus graphés dans l'Ile de Ré - octobre 2022
Une publication de poèmes et d'images sur Calameo, pour explorer les villes de 3 continents, avec le hasard pour guide et le bonheur de la découverte en bandoulière ... cliquer sur ce lien pour feuilleter l'album et lire les textes https://fr.calameo.com/read/0068311960d5d2133cb3e Rotterdam - Mai 2022
Le ciel a débordé bien au delà du bleu Les murs ne parlent pas du temps Ils dorment en enfance images de la Dordogne dans les traces des villages où je partais en vacances il y a plus de 60 ans début juillet : St Laurent des Hommes, St Martin l'Astier, Broches, St Front de Pradoux
Europe du nord Mai 2022 Ce qui se rencontre, et ce qui se raconte. ce qui étonne, et ce qui interroge ce qui est là, et ce qui se devine l'image, l'histoire, la confrontation, La question des mondes incertains que les villes déplient sur leurs carapaces d'artifices la beauté de l'inattendu Brême - 1er Mai, juste un peu de rouge Berlin - tout est possible ? Hambourg - palmiers en plastique, grues, statue de Bismarck Utrecht - le mélange des genres (cathédrale, canal) - Prague - jardin du Sénat Hambourg - Auberge de jeunesse dans le quartier Sankt Pauli Rotterdam - sur les quais, oiseaux de fer,...
Europe du nord Mai 2022 Le nom de Prague résonnait d'un passé meurtri de chars, de printemps écrasé, de douleurs insoutenables. J'étais nourrie des films qui fleurissait dans l’espérance, c'était l'année de mes 19 ans. le nom de Prague était Bohème, il devenait l'état de lieux qu'il fallait parcourir pour une vie sans complaisance et sans objet. le nom de Prague était Moldau, dont les accents emportés avaient fixé le tracé d'un fleuve musical toujours ami. et puis il y eut la gare encombrée de bus, les échangeurs désordonnés, les immeubles roses et les foules animées il y eut la Vltava aux rives...
Europe du nord Mai 2022 Partir le matin vers "Unter den Linden" (sous les tilleuls), avenue emblématique de Berlin pour passer "à l'Ouest" par la porte de Brandebourg. Succession de bâtiments démesurés, ministères, musées, opéras, universités, déposés là par les strates successives de la ville re- re-re construite au fil des orages du XXème siècle. Se faire la réflexion que si l'on a transformé un immeuble grisâtre de Berlin-Est en un hôtel (le mien) tout aussi grisâtre mais évidemment plus confortable, si l'on a rebâti des palais sur des palais, des églises sur des églises, pour préserver l'histoire...
Europe du nord Mai 2022 Bus de nuit vers la Scandinavie, il y a quelques années, lueurs nocturnes et briques alignées. Ce fut Hambourg, vite traversée. Nouveau départ pour retrouver ce jour les canaux glauques, le port immense, l'attirance du lointain. Car les villes ne parlent pas, elles appellent. Leur débit de sirène est calibré par le grincement des grues et l'espace contraint du béton. Mais il y a toujours une eau qui sommeille, ou rutile. Un fleuve. Chemin d'où la ville s'élance sans compter, sans briser aux méandres arrondis les lignes cadencées de ses architectures, ou les couleurs arrogantes...
Europe du nord Mai 2022 la ville qu'on voit, la ville qu'on cache, et celle qu'on se raconte la ville qui sombre à la limite des anciennes splendeurs et s'éloigne vers la mer oubliée les habitants sont loin du jour, les passants ne passent plus il reste ce qu'on a cherché, là-bas, au delà des nuages noirs, au delà des voies perdues, au delà des friches et des remords un espoir de marée qui ramènerait les fêtes musiciennes et la danse des quais retrouvés
Europe du nord Mai 2022 Ronde des canaux Murs de briques allant tout droit Sur leurs grands vélos Utrecht ( Pays Bas) - avril 2022
Europe du nord Mai 2022 parce que nous aimons ce que nous construisons parce que nous ignorons ce que nous détruisons parce que. c'est un port sous l'envol du béton une aire de l'inutile un florilège de boites empilées c'est un port et c'est encore un rêve comme nous les voulons rêves légers qui n'écrasent jamais les berges asservies rêve de beauté car nous aimons ce que nous questionnons car nous aimons ce que nous détruisons tout nous emporte tout nous retient quand même parce que c'est de nous et de nos mondes trop humains port de Rotterdam Avril 2022
Europe du nord Mai 2022 ceux qui partent ceux qui restent tous les mêmes à vouloir rattraper le temps qui fait sa malle où l'on n'emporte rien que des illuminations, des chimères, des regrets et puis il advient le grincement d'un train sur les rails infinis et le bout de la route où l'on n'arrive jamais, dont on ne revient pas c'est comme ça ! un voyage en Europe du nord - avril - mai 2022. Bercy - Rotterdam - Duisbourg - Hambourg- Retour- Montparnasse
je dis Fleuve, Majuscule, je dis rêve embarqué sur un temps qui se fait déjà loin je dis qu'il faut aimer le monde, tout le monde, avant de le connaître je dis que la mère des fleuves est mère et profondeur du rêve je dis que mon désir s'est aliéné avec le monde fou, puis s'est lavé, quelquefois, de ses bruyantes salissures et qu'il m'a transporté sur les eaux, les racines, les insectes fouisseurs le creusement et l'offrande, de ce petit bateau qui s'écoulait, tranquille sur le Fleuve AMAZONE de Yurimagas à Iquitos, et d'Iquitos à Tamshiyaku (Pérou amazonien)
J'ai toujours aimé l'automne des villes, cette complémentarité du naturel et de l'artifice, des rousseurs humides et du bleu verre "Je voulais contempler ma ville d’un œil moins usé. Avec les mots de Georges Perec, qui appartiennent à tous. Avec un simple téléphone comme chacun en possède un pour capter les images. Ne pas faire œuvre photographique, ou poétique. Avoir le regard simple et chuchotant de celle qui avance. Le profil bas comme on dit, de qui sait peu de choses et marche sans relâche vers ses apprentissages" Le reportage réalisé à cette occasion est accessible en cliquant ici sur CALAMEO...
Rando solitaire ... * Si tu marches longtemps, ne crains pas la poussière * Le vent riait, il amena tes pas l'un après l'autre. La liberté du solide fut offerte. La terre était joueuse * D'abord, il fallut se nouer dans la foule qui marchait sans savoir. Le ciel était profond. Ta colère a brûlé et couvert les abîmes * Tu étais seule, tu as cherché le temps. La rumeur d'un fleuve appelait sur la terre étrangère. Rien n'avait de limite * Tu t'es retournée, le chemin était lourd. Plus de repères, plus de saisons. La poussière avait changé de peau * Tu ne reviendras pas de la soif. Et des nuages. Il...