Maisons corréziennes
De Brive à la vallée du Sorpt, passant Chasteaux et Châtrier les maisons blondes et la lauze des toits comblent des secrets de vie arrachés à la force des chemins creux maisons corréziennes
De Brive à la vallée du Sorpt, passant Chasteaux et Châtrier les maisons blondes et la lauze des toits comblent des secrets de vie arrachés à la force des chemins creux maisons corréziennes
Même ceux qui n'existent plus, même ceux qu'on a réformés Comme cet ancien "trans-corrézien" qui relia pendant une cinquantaine d'années Tulle à Ussel j'aime les trains par atavisme, ou par besoin de voyageuse qui emporte avec soi des wagons de projets emmêlés j'aime les rails, les aiguillages, les gares, les quais encombrés de sanglots en dépit d'autres trains qui brisèrent tout espoir de retour j'aime les paysages réécrits par ceux qui creusaient les montagnes, enjambaient les torrents, étayaient les dunes en ouvrant des voies incertaines où, coûte que coûte, il fallut s'engouffrer. j'aime encore,...
De la présence enfantine qui subsiste en nous, persiste cette forme de rébellion, qui ne s’affranchit pas directement de la Loi - comment vivre ensemble autrement ? - mais la contourne habilement pour s'en faire notre alliée. Sans véritable projet, mais avec ce postulat préalable un jour énoncé : personne ne me dira plus ce que je dois faire. S'affranchir donc, de l'autorité de la hiérarchie quelle qu'elle soit. Respecter la loi, peut-être, mais qu'elle ne vienne pas d'en haut : qu'elle soit transversale et librement consentie. Pour le reste, qu'on me fiche la paix. J'y reviendrai. Être artiste,...
Que dire d'une vie d'artiste - qui n'était pas gagnée d'avance - sans fortune, sans notoriété, mais surtout sans contrainte ni amertume? Par le seul plaisir d'avoir mis, longtemps après, un qualificatif à son nom propre - qui n'était pas si propre - et de situer sa véridique histoire dans un choix sous-terrain, inavoué, à peine tracé, finissant toutefois par faire un vrai chemin de lacets, un passage visible sur la carte du ciel, d'où je regarde les méandres qui parviennent à charrier un peu d'eau claire, un peu d'eau courante, un peu de sens à la terre assoiffée. Longtemps j'ai évité de dire le...
PRÉSENTER, REPRÉSENTER. EXPOSER, S'EXPOSER. C'est ce qui se fabrique de nous, en dehors de nous, qu'on tient à distance comme ces masques vénitiens portés à bout de bras. Abandon d'un peu de soi, qui n'est pas soi, où l'on s'autorise à respirer. C'est cet objet étrange, étranger, qui manifeste le passage du temps. Un chemin d'un espace donné, puis repris, puis reconstruit, puis désavoué, c'est à dire offert, au partage et à l’œil de l'autre, à la critique de l'autre. Qui n'affectera pas l'être, mais lui donnera, peut-être, une couleur imprévisible qui n'était pas dans son projet. Qui n'était pas...
Je commencerai par trois citations des dernières femmes qui ont eu le Nobel de la Paix Malala Yousafzai (Pakistan) 2014 "Les talibans sont contre l’instruction parce qu’ils pensent que lorsqu’un enfant lit un livre, apprend l’anglais ou étudie la science, il s’occidentalise. Mais moi, je dis : « L’instruction, c’est l’instruction. Nous devons tout apprendre et choisir ensuite quelle voie nous suivons. » L’instruction n’appartient ni à l’Occident ni à l’Orient, elle appartient à l’humanité." et encore ceci : "Pourquoi les pays qu'on dit puissants sont-ils si forts à provoquer des guerres, mais si...
(suite à l'expo Niki de St Phalle qui vient de fermer ses portes à Paris au grand Palais) Tout d'abord, le prénom me parlait. Ce n'est pas le sien, ce n'est pas le mien, mais durant quelques années, dans des revues poétiques, je signais du même prénom. La comparaison s'arrête là. C'est une immense artiste Je n'ai pas été violée, à l'âge de 11 ans, ni à aucun âge, par mon père, ou qui que ce soit d'autre. Elle si. J'ai cru longtemps que le nom de St Phalle avait été choisi par elle à cause du drame, pour accuser sa famille. Mais non. Elle n'a rien inventé. Ni le nom, ni la douleur. Je connaissais...
D'autres nuits de feuilles ourlées de bleu magnétique discouraient en vain Paris
J'ai préféré m'éloigner un peu, en ces temps de chagrin ... et de débordements médiatiques, l'un et les autres n'étant pas idéalement compatibles Avec le recul je me pose cette question : Où chercher, en deçà de toute haine, de tout interdit, de toute répression, le lieu et le moment pour lesquels, dans lesquels, ne se manifestèrent pas les pulsions de la nuit, du silence de l'intrusion, du fanatisme En un mot les actions humaines au nom desquelles, jamais, on n'a tué, ni détruit ? Que l'on ait tué au nom de n'importe quelle religion, et ses cohortes moralisatrices, me fait récuser toute religion...
je me souviens ... d'une chanson de Michel Corringe dans les années 60 j'ai mis longtemps à arpenter la route qu'elle invitait à prendre et maintenant ? envie de repartir même si parfois la route parait inaccessible Voici une vidéo pour partager pour inviter pour échanger les chemins d'Europe, d'Afrique et d'Amérique avec qui le voudra https://www.youtube.com/watch?v=yrJQoZP8VEU&feature=youtu.be Bolivie
Que les vœux soient toujours meilleurs, je n'en doute pas... même si je ne sais ce qu'ils doivent outrepasser: les frontières de l'instant ou l'espace d'une heure échappée ? le temps d'un regret ou le vent du changement ? meilleurs qu'avant ? meilleurs que demain qui n'existe pas ? Le meilleur vœu, qui tombe à point nommé, n'a pourtant pas de nom juste un sillage de chaleur et d'odeur pour rappeler à grands cris une brève illusion de l'immortelle randonnée ou la puissance qui lirait nos destinations ou le rire qui m'offre cette seconde sans se tromper car j'ai bien peur que mes vœux soient plus...
béant clair de lune sous la peau des arbres noirs Orion s'est figé il reste le vent pour chanter des mots glacés d'encre et de sommeil la lune d'hiver tremble à la croisée du rêve œil blanc dans un puits fuyant, le nuage arrache un lambeau de lune au masque du soir
L’espace du vide entre deux corps dessine le dos à dos des oubliés Le vide était dans l’arbre qui se moquait du monde Le vide était en nous, on y passait la main en travers On allait à la source des manques On cherchait la matière de nos espoirs réduits en poudre Puis on a balayé
impossible animal arrivé de la mer mi-poulpe mi-sirène elle s'est coulé dans l'estuaire avec l'élan électrique des anguilles entre les berges pierreuses des monts elle a embrassé les pentes et les bois elle a déployé le bourdonnement incisif des mots oubliés, des cris souterrains, de la sueur métallique elle s'est couchée là tête ronde écaillée de lumière qui rêve au non-retour, tournant le dos à l'océan qu'une guillotine de rouille retient au delà du vacarme et du vent puis elle s'est mise à rire et plus elle riait, plus elle déployait des milliers de dents acérées sur le chemin des plateaux nus...
Parc naturel protégé de Gorbeia, au sud de Bilbao : paturages en liberté, oiseaux planants, nuages en cascade.