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NADA

Mémoire vive de mes voyages, poèmes, œuvres, idées. Partages de hasard pour un art engagé.

Janvier

dominique dieterlé
Janvier
Janvier

La nuit tombe Sans aucun bruit Et reste là, poudreuse, Jusqu'au petit matin

puissantes ?

dominique dieterlé
puissantes ?
puissantes ?

Le terme, désormais galvaudé, de "femme puissante" se décline à l'infini pour apporter sa couleur, prétendument positive, au féminisme ambiant (celui des médias, des livres, des "salons" ?) Ce rapprochement de mots, pas innocent du tout, témoigne-t-il de ce que nous, femmes du quotidien, espérons de nos vies, de la vie, de l'avenir ? Car moi je ne veux pas de cette virilité écrasante, en peinture sur ma féminité, fût-elle un mot. Je ne veux pas la puissance et la gloire, je veux l'égalité Je ne veux pas le pouvoir, ni la domination, je veux la liberté Puissance et impuissance ne sont pas mon registre,...

Année après année

dominique dieterlé
Année après année
Année après année

Mais enfin, que dirons-nous de la stridence des aurores ? Mais enfin, comment atteindrons-nous le rideau de la suie et des épines ? Mais enfin, de quel élan combattrons-nous la résistance des murailles ? Et puis encore, que ferons-nous des espaces que la lumière déserte ? Au bout du temps, silencieusement, nous recoudrons, à points menus, le ventre d'une année mourante Et chercherons, s'il se peut Et chercherons, encore, L'enfantement d'un autre jour qui nous dirait : peut-être ? Et recommencerons Pour la beauté du geste Pour la beauté.

La Petite Famille

dominique dieterlé
La Petite Famille
La Petite Famille

ce qui reste des questions tremblantes, des nourritures, des ossatures, des dérives étoilées, des paroles aiguisées ce qui reste après que tout soit digéré et même, ce qui ne reste pas, mais imagine et ré-invente, enfin, ce peu qu'on a jeté, puis repris, puis reconstruit qui sait ? qui ne sait pas ... dernières créations de la famille "os-à-moelle" - Novembre 2021

Tour de Paris par le GR 75

dominique dieterlé
Tour de Paris par le GR 75
Tour de Paris par le GR 75

J'ai toujours aimé l'automne des villes, cette complémentarité du naturel et de l'artifice, des rousseurs humides et du bleu verre "Je voulais contempler ma ville d’un œil moins usé. Avec les mots de Georges Perec, qui appartiennent à tous. Avec un simple téléphone comme chacun en possède un pour capter les images. Ne pas faire œuvre photographique, ou poétique. Avoir le regard simple et chuchotant de celle qui avance. Le profil bas comme on dit, de qui sait peu de choses et marche sans relâche vers ses apprentissages" Le reportage réalisé à cette occasion est accessible en cliquant ici sur CALAMEO...

Zone libre

dominique dieterlé
Zone libre
Zone libre

Chacun sa tête Chacun sa couleur Chacun sa route Mais tous ensemble Libres de sortir du cadre oeuvre réalisée pour une expo collective à la brasserie Tri Martolod de Concarneau

Si tu marches longtemps

dominique dieterlé
Si tu marches longtemps
Si tu marches longtemps

Rando solitaire ... * Si tu marches longtemps, ne crains pas la poussière * Le vent riait, il amena tes pas l'un après l'autre. La liberté du solide fut offerte. La terre était joueuse * D'abord, il fallut se nouer dans la foule qui marchait sans savoir. Le ciel était profond. Ta colère a brûlé et couvert les abîmes * Tu étais seule, tu as cherché le temps. La rumeur d'un fleuve appelait sur la terre étrangère. Rien n'avait de limite * Tu t'es retournée, le chemin était lourd. Plus de repères, plus de saisons. La poussière avait changé de peau * Tu ne reviendras pas de la soif. Et des nuages. Il...

NAÏA MUSEUM

dominique dieterlé
NAÏA MUSEUM
NAÏA MUSEUM

De quelle obscure familiarité se sent-on habitée lorsqu'on déchire le voile des univers parallèles et des artistes imaginaires ? De quel réconfort soudain se sent-on envahie lorsque les formes tout à coup vous caressent, vous interrogent, et vous rassurent étrangement, tant sur votre faiblesse que sur la certitude qu'aucun monstre de fer et de cuir ne sera jamais aussi démoniaque que l'humain lui même ? J'ai habité l'antre des monstres et n'y ai entendu que des chuchotements fertiles, n'y ai vu que des rêves enfouis, n'y ai trouvé que des échappatoires nécessaires, n'y ai touché que des berceaux...

D'autres rivières / le Doubs

dominique dieterlé
D'autres rivières / le Doubs
D'autres rivières / le Doubs

Fleuves, rivières, sources, rias, ruisseaux, on ne se lasse pas de les suivre, d'en découvrir un sens qui soit à sa portée, qui n'écrase pas, ne défie pas, convient à l'âge et aux pensées secrètes, non sans surprises, non sans tourbillons, mais constamment accessible. Ah! la constance des fleuves : ils nous mènent toujours en des lieux d'humaine résidence et de rencontres. Ils tracent et modèlent depuis des millénaires. Je les aime, et retrouve avec le même bonheur leur parfum de roseaux et leurs cailloux dorés. Voici le Doubs, noir de galets polis et de mousses ardentes, en fil, en nappes, ou...

Ce qui n'existait pas encore

dominique dieterlé
Ce qui n'existait pas encore
Ce qui n'existait pas encore

En dessinant, en peignant, on ne restitue pas le réel, on l'invente. Je n'ai jamais eu d'intérêt, ou d'envie, à reproduire ce que je vois, tout en admirant les peintres qui savent s'inspirer, en s'en détachant, de la réalité Picasso (pour moi le plus grand génie inventif de tous les temps) disait encore : la peinture est un métier d'aveugle. Il ne peint pas ce qu'il voit mais ce qu'il ressent. Créer, c'est sortir pour un moment du monde, intérieur ou extérieur, amener une forme, une image, une formule intrusive qui fait exploser nos regards. Je voulais être artiste. Je ne voulais pas faire quelque...

Dordogne mai 2021

dominique dieterlé
Dordogne mai 2021
Dordogne mai 2021

Voici le lien de publication sur Calameo de mon voyage / randonnée/ photo ... dont le projet fut de remonter le fleuve Dordogne en mai 2021 https://fr.calameo.com/read/0068311961af608917dd9

Vagabondage

dominique dieterlé
Vagabondage
Vagabondage

Dans la ville pierre sur pierre il n'y a pas d'arbre, il n'y a pas d'herbe. Des hommes en vert, dans des camionnettes vertes tous les matins arrosent les rues Et ne poussent que des mégots, des feuilles mortes, des déchets, des invisibles Ceux que personne n'a regardés dans le reflet géométrique des ombres de métal balade contrastée dans les quartiers de Paris

Oublis, ou pas ?

dominique dieterlé
Oublis, ou pas ?
Oublis, ou pas ?

Il arrive, souvent, d'oublier : un nom, un lieu, un air de musique, un livre autrefois lu. Il semble parfois que ce qu'on n'oublie le moins tient aux sens les plus primitifs: odorat, gout, sonorité (et non mélodie)... Ressenti profond surgissant contre toute attente : j'ai déjà éprouvé, déjà entendu, je suis déjà venue..? Tout est enfoui. Tout est là. Qu'on s'en souvienne ou non n'est pas l'essentiel. Mais il faut parler d'une autre mémoire, reconstituée, réinventée qui pourrait soutenir tel projet de "Mémoires" ou le désir de les écrire. Magnifier le mensonge et l'erreur de la reconstitution par...

Oradour / un village

dominique dieterlé
Oradour / un village
Oradour / un village

dans le village il y a une foule qui marche il y a des boutiques grandes ouvertes des fenêtres chaque pas soulève une ombre chaque silence étouffe un cri ici on n'a rien enlevé ni le temps ni le remords ni la cendre ceux qui arrivent ne savent pas qui est mort qui est vivant le bois la pierre le vent ne disent rien, comme toujours ils sont restés, lointains ils sont restés, absents les larmes n'arrêtent pas les brasiers ceux qui marchent dans la poussière n'ont pas de larmes eux aussi se taisent le village s'enfoncera dans les sables mouvants et nous tournerons et retournerons, en vain, le sablier...

D'autres chimères

dominique dieterlé
D'autres chimères
D'autres chimères

Elle me regarde la regarder de cet œil décharné surgissant de la mer et des os piqûre d'épingle où glisse un souffle court et vole la forme d'un cri sans objet que personne n'entendra de toute façon la chimère emporte ce moment de silence bouche amère qui se tait grande ouverte et me tourne le dos Née de la terre et du sel Née de la chair morte Née du vent qui porte à la pierre ce que le mot raconte Coquille de lait tiède durcie par les marées Sarabandes d'os en cavale Je te reprends et je te donne La forme d'un rêve impossible tu dors dort dans ta cage de silence Et c'est moi qui ricane assemblages...

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